| Sans la touche Effacer |
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![]() Cathérine: Parce qu'il faut aider les autres pour être heureuse soi-même. 'Au début des années 90 j’étais animatrice de sports collectifs en Corse et traitée pour spasmophilie et quelques autres complications. Je me sentais très fatiguée.' Ainsi commence le témoignage de Charlie Alpha Tango Hotel Echo Romeo India November Echo, comme elle s’est spontanément présentée en alphabet phonétique de l’Otan, c'est-à-dire Cathérine. Catherine V. : "J’ai eu ma première crise d’épilepsie, dont je ne me souviens pas des détails. Le Smur (Service mobile d'urgence et de réanimation) de Bastia est arrivé, et m’a transporté à l’hôpital où il n’y avait que le scanner à l’époque. On m’a transféré par la suite à l'hôpital Latimone de Marseille pour un IRM qui également n’a rien décelé. Le hasard de ma vie m’a fait rencontrer par la suite une personne épileptique qui m’a expliqué que c’était dans certains cas opérable. Un grand professeur a opéré mon épilepsieCette personne me donne le contact d’un grand Professeur de l'hôpital de Bordeaux Pellegrin, qui décidera de me prendre pour 3 semaines d’investigation dans son service. Il ne décelait toujours rien malgré un nouvel examen IRM, Scanner. Et c’est un examen nucléaire qui a fini par révéler une lésion temporale droite. Il décide alors, d’intervenir. Il a pratiqué ce qu’ils appellent dans leur jargon, un 'volet' du haut du crâne jusqu’à l’oreille. C’était une intervention lourde suivie d’une dizaine de jours de réanimation. ![]() Les traumatismes crâniens du fait des mauvais traitements subis par Catherine en bas âge sont la cause de son épilepsie. Mes parents me battaientDepuis, je ne suis plus épileptique. Quand j’ai revu le professeur Rougier, puisque c’est de lui qu’il s’agit, il a décelé que j’avais un traumatisme crânien qui remontait à l’enfance, dû sans doute à des coups subis sur la tête. En faits, c’est que mes parents me battaient. Ils avaient déjà pour cela été déchus de tous droits parentaux et je dois signaler que depuis l’âge de 9 ans, j’ai été placée sous l’autorité de la DASS (Direction de l’Action Sanitaire et Sociale). Quand on entend parler de traumatisme crânien, je regrette que ce soit devenu un peu banal de nos jours, comme quoi le cerveau reste quelque chose de très sensible et qui nous passionne énormément. Vous n’avez pas idée des conséquences qu’une toute petite lésion de quelques millimètres peu provoquer sur la vie d’une personne. Le cerveau, un instrument fantastiquePendant mon épilepsie, rien ne fonctionnait vraiment, les mots ne m’atteignaient plus. J’étais comme en 'stand-by' comme disent les Anglais. J’étais dans un monde à part. Vous pouviez tout me faire, j’étais comme déconnectée. Je ne réagissais absolument pas. Ce qui est merveilleux, je trouve, c’est de constater que le cerveau est un instrument fantastique, une sorte d’ordinateur de très haut de gamme qui enregistre les moindres détails de tout, même lorsqu’on ne le sait pas, puisque tout, m’est revenu à la suite de mon intervention chirurgicale après totale guérison. Le cerveau est un ordinateur super perfectionné mais livré sans la touche Effacer![]() Parce qu’il faut aider les autres pour être heureuse soi-même. Le cerveau est tout de même un 'putain' d’ordinateur super perfectionné, sauf qu’il n’est hélas pas livré avec une touche 'effacer,' qui nous permettrait d’oublier des aspects négatifs de certains de ses enregistrements. C’est une véritable énigme. Je pense que ceux qui vont lire ceci vont le comprendre. Le méconnu, ce que l’on ne connaît pas, fait peur. Mais moi, je me suis jurée que dans ma vie de femme, plus rien ne me ferait peur et que personne ne me ferait plus mal et qu’il est vrai que la peur n’évite pas le danger. Dans cette société les gens n’entendent pas, ne voient pas, n’écoutent pas. Moi je sens, j’entends et je vois. Je fais partie de la Protection civile. C’est aussi m’engager dans des efforts humanitaires avec la perspective de partir loin quelque part un jour. Je sais que ma voie n’est pas rivée ici et que je n’aime pas suivre les gens comme un mouton de Panurge. Il y a un sens humain très aiguisé chez moi. Aider les autres pour être heureuse soi-mêmeMon grand regret, c’est de ne pas avoir été élevée dans ce qu’on appellerait une vraie famille. Pour l’épilepsie, Catherine sera toujours là, prête au combat, parce qu’il faut aider les autres pour être heureuse soi-même.”
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