| La majorité silencieuse |
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![]() La vérité n'a pas d'ami, proclame l'inscription sur ce taxi-brousse extrait d'une œuvre du peintre ivoirien Ouatt. La majorité des personnes souffrant de l'épilepsie dans le monde, 85% selon l'Organisation mondiale de la santé, vivent dans les pays en développement, où les politiques publiques privilégient, en règle générale, les grandes endémies et pathologies ravageuses comme le VIH-Sida. Deux à 5 fois le taux de prévalence des pays industrialisésPourtant le taux de prévalence (la proportion de personnes dans la population, souffrant de l'épilepsie) varie de 2 à pratiquement 5 fois le taux des pays industrialisés. Nous sommes face à un véritable problème de santé publique en Afrique par exemple où, selon le pays, avec une prévalence de 8 à 19% contre 4% en dans les pays occidentaux, parfois moins. Plus de 2 millions de nouveaux cas diagnostiqués chaque annéePlus de deux millions de nouveaux cas (2.4 millions) sont diagnostiqués; par ailleurs chaque année, à travers le monde, d'après la même source. La moitié au moins des cas d’épilepsie sont détectés pendant l’enfance ou au cours de l’adolescence. 6 à 9 personnes sur 10 ne bénéficient d'aucun traitement60 à 90% des personnes épileptiques dans les pays en développement ne bénéficient d’aucun traitement, du fait de la défaillance des systèmes de soins et de certaines pesanteurs culturelles et des problèmes d’ostracisme.
![]() 60 à 90% de personnes épileptiques dans les pays en développement, ne bénéficient d’aucun traitement, du fait de la défaillance des systèmes de soins et de certaines pesanteurs culturelles. Scènes de la vie villageoise extraite d'une œuvre du peintre ivoirien Ouatt, où on peut voir en arrière plan, une clinique villageoise et son personnel de service en blouse blanche réglementaire.
Pas toujours perçue comme un dysfonctionnement que l'on peut soignerMême dans les cas ou un système de soins convenable en état de marche existe, l'épilepsie n'est pas toujours perçue comme un problème médical ou un dysfonctionnement cérébral que l'on peut soigner. Il faut ajouter à ceci un déficit de formation de neurologues et un manque d’équipements pour réaliser des électroencéphalogrammes ou des scanners dans le cadre du suivi des patients. 7 à 8 personnes épileptiques sur 10 pourraient vivre une vie normaleIl est établi que 70 à 80% de personnes souffrant de l’épileptie pourraient vivre une vie normale si elles étaient suivies médicalement, c’est-à-dire avec des traitements appropriés rendus disponibles par les progrès techniques et scientifiques accomplis de la fin du XIXe siècle à nos jours. Plus de 50 millions de personnes souffrent de l'épilepsie à travers le monde.
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