| Privés d'école pour cause de préjugés |
|
Page 1 de 6 ![]() Maroc: une centaine de neurologues, une dizaine de services universitaires de neurologie et 4 CHU Entre 250000 et 300000 personnes souffrent de l’épilepsie au Maroc, soit environ 1% de la population (31.352.000 d’habitants.) Neurologues marocains multipliés par 10 en 20 ansUn magazine marocain dont nous vous recommandons la lecture, "La vie éco", a publié un article très intéressant sur l'épilepsie au Maroc. ![]() Aspects de la vie au Maroc. Marrakech : dinanderie traditiionnelle. L'article est richement documenté et souligne, entre autres, les efforts de la communauté médicale marocaine, passée d’à peine 10 neurologues dans les années 80 à une centaine de neurologues vingt ans plus tard. Pas moins d'une dizaine de services universitaires de neurologie sont entrés en activité, répartis sur les 4 principaux CHU (centre hospitalier universitaire) du Royaume que sont les villes de Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech. Dans les années 80 le Maroc avait une population de 25 millions d’habitants qui se partageaient un seul service de neurologie à Rabat, la capitale. Précisons que seulement 15% de la population bénéficiait d'une couverture sociale. Le circuit médical l’emporte progressivement sur le circuit traditionnel![]() Casablanca : cour intérieure de l'un des 4 principaux Centre Hospitaliers Universitaires du Maroc L’opération chirurgicale de l’épilepsie est maintenant possible au service de neurochirurgie du CHU de Rabat (depuis 2006), pour certains cas résistants à tous traitements médicamenteux. Ceci fait la fierté des Marocains, certes mais il convient de préciser, qu'il s'agisse du Maroc ou ailleurs, que tous les cas d’épilepsies ne sont pas nécessairement opérables. Il est souhaitable d’en discuter avec votre neurologue. L’effort médical marocain a permis d’améliorer sensiblement autant les techniques de diagnostic que le suivi des personnes souffrant de l’épilepsie, selon la Ligue marocaine contre l’épilepsie (LMCE), une association créée en 1987 par un groupe de neurologues, pédiatres et psychiatres pour mieux informer le grand public et surtout pour démystifier certains préjugés qui ont ici aussi la peau souvent très dure. Enseignants, parents, médecins, même combat
A l’occasion de la journée nationale de l’épilepsie, le 17 mai 2008, la LMCE avait organisé une conférence de presse à Casablanca pour expliquer qu’une scolarité normale est non seulement possible pour les enfants épileptiques, mais qu’il est souhaitable et même vivement recommandé que la démarche puisse impliquer à la fois le corps enseignant, les parents d’élèves et les médecins, afin de minimiser l’impact de l’épilepsie sur le parcours scolaire des enfants.
|