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La télé ou les jeux vidéo déclenchent-ils automatiquement une crise ? PDF
Les effets de lumières déclenchent des crises dans 5% des cas.

Les effets de lumières déclenchent des crises dans 5% des cas.

Non ! La réalité est plus complexe

Ce n'est vrai que dans environ 5% des cas. Les postes de télévision, tout comme les lumières clignotantes des boîtes de nuit, les écrans d'ordinateur ou de jeux vidéo ne déclenchent des crises que chez une partie des personnes souffrant de l'épilepsie et qui y sont sensibles.

Mais les écrans d’ordinateurs, les messageries sms, internet, les  jeux vidéo et télévision qui jouent de plus en plus un rôle de baby-sitter, de gardien(enne) d’enfants, posent problèmes depuis longtemps, bien au-delà de l'épilepsie, dans des pays industrialisés comme la France.

Inquiétude des parents

Des quartiers “chics” aux banlieues “choc” des grandes villes, tous les milieux sociaux sont concernés. Les enfants français passent déjà plus de temps devant les crépitements de leurs divers écrans que sur les bancs de l’école, au désespoir de parents souvent inquiets et qui, en règle générale, ne savent plus vraiment à quel saint se vouer. La gestion du temps d’écran est souvent l’objet de vives discussions et de tensions dans les foyers, les enfants ayant tendance à reproduire les habitudes de leurs propres parents (“Ne fais pas ce que je fais, mais fais ce que je dis !”).

La gestion du temps d’écran est souvent l’objet de vives discussions .

La gestion du temps d’écran est souvent l’objet de vives discussions .

Entre l’interdiction pure et simple, la surveillance étroite, les mots de passe et autres codes d’accès à certaines heures, ils disent avoir tout essayé, et quand la contrainte sort du raisonnable, Amandine L., mère de famille, 36 ans, vivant dans une banlieue dite sensible, de la région parisienne, explique que ses enfants vont voir la télé chez leur copains en se gavant de sucreries.

Pire, si on leur interdit la télé, ils sortent traîner dans le quartier ou au bas d’immeubles mal famés jusque tard le soir et tant pis pour les devoirs scolaires. Que voulez-vous, poursuit Amandine, “Je sais que ce n’est pas l’idéal, 4 à 6 heures devant la télé tous les jours pour des enfants, mais surtout quand je rentre tard du travail, je préfère savoir mes enfants en sécurité à la maison devant leur télé, plutôt que de les voir se réfugier dehors, directement exposés exposés à l’influence de bandes de quartier suspectes.”

Des questions en séries

  • En France, les enfants passent en moyenne quatre (4) heures par jour devant leurs écrans, et les questions fusent :
  • Faut-il supprimer les écrans ou en restreindre l’accès ?
  • Et que faire des écrans de téléphone portable ?
  • Les écrans des jeux vidéo freinent-ils le développement émotionnel ou intellectuel de nos enfants ?
  • Un problème d'écologie de l'esprit.

    Un problème d'écologie de l'esprit.

    Qu’en est-t-il des retards de langage constatés chez chez les enfants mis précocement dès l’âge de 2 à 3 ans pendant de longues heures devant la télévision et qui n’ont pas bénéficié des interactions avec les mimiques d’un véritable adulte en chair et en os pour l’apprentissage du langage ?
  • Que dire de la violence des programmes de télévision, les explosions quasi quotidiennes de voitures piégées que le sensationnalisme du système télévisé nous sert généreusement en dessert quand ce n’est en plat de résistance et parfois en hors-d’œuvre ?
  • Jusqu’à quel point tout ceci agit sur les jeunes générations d’aujourd’hui appelées à diriger le monde dans à peine deux à trois décennies ?
  • Ces peurs sont-elles justifiées ou exagérées ?

Autant de questions qui relèvent moins d’un problème de santé publique et plus “d’écologie de l’esprit” selon le mot du Dr Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste, Directeur de recherches à l'Université Paris X qui a publié un ouvrage “Faut-il interdire les écrans aux enfants ?” co-écrit avec Bernard Stiegler, éd. Mordicus.

La bonne règle pour tous

Pour une partie des personnes souffrant d'épilepsie (environ 5%) et qui sont sensibles au phénomène, comme pour les autres ne souffrant d'aucun trouble d'épilepsie, la bonne distance à un écran de télévision ou de jeux vidéo dans une pièce bien éclairée est d'environ 2 mètres à plus. Le tout dépend bien entendu des dimensions de l'écran. Plus l'écran est grand, plus il faudra du recul.

Comme leurs petits camarades

Quand l'épilepsie est stabilisée ou contrôlée, la plupart des enfants épileptiques mènent une vie normale et peuvent jouer aux jeux vidéo comme leurs petits camarades et regarder la télé.

 

 

Témoignages Radio France

Journée nationale de l'épilepsie
Priorité Santé, du 17/11/2011

Ecoutez Claire Hédon, ses invités et de nombreuses questions d'auditeurs.

17/11/2011: 1e partie (19:31)
17/11/2011: 2e partie (26:31)

RFI lève le voile sur l'épilepsie
Priorité Santé, du 19/1/2011

19/1/2011: 1e partie (19:31)
19/1/2011: 2e partie (26:31)

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L'école est un droit

L'épilepsie ne modifie en rien l'intelligence d'un enfant. Ce n'est ni une maladie mentale, ni une insuffisance de l'esprit.

Ni maladie mentale, ni insuffisance de l'esprit, l'épilepsie ne modifie en rien l'intelligence d'un enfant. L'histoire regorge de célébrités des arts, religions, hommes d'état, écrivains, empereurs, acteurs, cinéastes, ... ayant souffert de l'épilepsie, sans perdre une seule virgule de leurs talents.

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