Accueil > L'EPILEPSIE > Les Noms de l'Epilepsie > L'Afrique et les noms de l'épilepsie

L'Afrique et les noms de l'épilepsie PDF

De la très intéressante étude "Epilepsie, langue et culture en Afrique," de Boh Souleymane Kourouma, Christian Houegbe (Internes en Psychiatrie), Baba Fall (Praticien Hospitalier), Pierre-Alexandre Faye et Katy Sene M’Baye (Médecins Assistants), nous relevons les exemples suivants :

Au Bénin

L’ethnie Fon nomme l’épilepsie “adingbe”, ce qui renvoie à l’ailleurs, la mort ici vue comme l’Ailleurs absolu, l’au-delà.

La personne souffrant de l'épilepsie est perçue comme un être détenteur de la mort par adingbé ("adingbékuto").

Au Burkina Faso

En langue Mossi, “kissenkiri, balouga”, la maladie qui fait s’évanouir, qui terrasse l’homme.

En Dioula “kirikiri mashen” renvoie aux phénomènes tonico-cloniques que l’on peut observer au cours d’une crise d’épilepsie généralisée.

 

Au Burundi

Les Kurundi appellent l'épilepsie “ibi-foukougni”, ce qui fait référence à la phase de respiration bruyante et profonde du “grand mal”.

En Côte-d’Ivoire

Les Guere parlent de “lebalé” ou de la maladie qui donne la mort transitoire.

En Baoulé, "ngbitié", la maladie qui surprend, marque le caractère imprévisible.

En Attié, "adjougbun" maladie qui aime le public.

En Bété “soukou soukou” fait référence aux clonies du grand mal.

En Guinée

Chez les Malinké c’est par le terme “kiri kiri massa” signifiant tituber et tomber qu’on désigne l’épilepsie.

L’ethnie Susu utilise l’image de vertige cérébral “khuma djiridjiri” pour nommer l’épilepsie.

Au Niger

En langue Gourou, “sam lam-nin, gle-ladi” renvoit à l’hypersialorrhée que l’on rapproche plutôt de la bave observée chez animaux en situation de grande fragilité.

Au Sénégal

Les Diola utilisent le mot “kalij aak, katundo” qui désigne un évanouissement.

Les Ouolof par "say, danu-gangiri" rapprochent l’épilepsie de la transe ou des états seconds et qui recouvre, la modification de l’état de vigilance.

En Séréer "ombéfin" fait référence à la phase de respiration bruyante qui rappelle le ronflement.

En Swaziland

En Swazi, «bulanya» folie ou «lihabya», hystérie.

En Tanzanie

En langue Swahili, la maladie de la lune, fait référence aux caractéristiques chronobiologiques souvent évoquées.

La vision Haoussa

Parmi les cultures qui expriment la représentation que le groupe social se fait du mécanisme du déclenchement et d’évolution du processus, on peut citer les Haoussa.

Ils représentent le groupe linguistique le plus important de l’Afrique de l’ouest.

En Haoussa, “haou”, taureau noir, serait l’esprit à l’origine du malaise et “bounjali” génie de l’âne, la source.

 

Témoignages Radio France

Journée nationale de l'épilepsie
Priorité Santé, du 17/11/2011

Ecoutez Claire Hédon, ses invités et de nombreuses questions d'auditeurs.

17/11/2011: 1e partie (19:31)
17/11/2011: 2e partie (26:31)

RFI lève le voile sur l'épilepsie
Priorité Santé, du 19/1/2011

19/1/2011: 1e partie (19:31)
19/1/2011: 2e partie (26:31)

Accès Salons VIP

Membres-Adhérents enregistrés Accédez à une multitude de privilèges de membres.

L'école est un droit

L'épilepsie ne modifie en rien l'intelligence d'un enfant. Ce n'est ni une maladie mentale, ni une insuffisance de l'esprit.

Ni maladie mentale, ni insuffisance de l'esprit, l'épilepsie ne modifie en rien l'intelligence d'un enfant. L'histoire regorge de célébrités des arts, religions, hommes d'état, écrivains, empereurs, acteurs, cinéastes, ... ayant souffert de l'épilepsie, sans perdre une seule virgule de leurs talents.

Telley-Epilespoir Mail

Service Communicator privé

Rechercher sur le site

Vote rapide

Que pensez-vous de Telley-Epilespoir ?
 

Signez notre livre d'or

Nos visiteurs

Nous avons 18 invités en ligne